"Je voudrais aller dans un grand bois, un vieux bois, où l'on dit que les fées se promènent encore [...]"

Départ

Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs.
Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours.
Assez connu. Les arrêts de la vie. - Ô Rumeurs et Visions !
Départ dans l'affection et le bruit neufs !

Arthur Rimbaud





Fin, je ne pense pas revenir sauf pour lire les commentaires et éventuellement y répondre. Merci à vous, pour votre soutien. Une pensée particulière à ma poupoule évidemment, Maude (o0-flexa-o0) Cécile (viefragile), Marie (viocello) (avec qui je souhaite garder contact) , Faustine (luciaena) et tous les autres bien sûr!

Un bout d'enfance.


EDIT du 27/07/09 : Le Chat, De passage : réponses par commentaire.

Je n'accepte plus les demandes des prétendus amis.

# Postato martedì 21 luglio 2009 10:17

Modificato sabato 26 settembre 2009 06:48

Du Sépia plein les doigts...

Du Sépia plein les doigts...
Au milieu des vieux vêtements, des rédactions datant de la 4ème (décrivez votre portrait : "je me suis toujours trouvée horriblement banale et laide. C'est bien simple, je ne peux me regarder dans une glace sans frémir."), des journeaux intimes ("j'ai tué deux papillons de nuit, car il m'empêchaient de dormir!" "juillet 2003 : je veux perdre des kilos, même si je ne suis pas grosse."), des vinyles usés de mon père (La sonate au clair de Lune de Beethoven, Sergent Pepper des Beatles, Anne Sylvestre, Cat Stevens...), de toutes ces choses qu'on utilise plus depuis longtemps mais qu'on laisse pourirr dans ce grenier. Je suis chargée de le ranger pendant le mois d'août. Je vais me plonger dans les souvenirs de dentelles.
Et ces cahiers jaunis par le temps...


(Je vais mieux.)

EDIT du 17/07/2009 : Oppressée, du mal à respirer, un boule au ventre...

L'autopersuasion :

-Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer. Je veux fumer.

-Non, t'as pas le droit. Non, t'as pas le droit. Non, t'as pas le droit. Non, t'as pas le droit. Non, t'as pas le droit. Non, t'as pas le droit. Non, t'as pas le droit. Non, t'as pas le droit. Non, t'as pas droit. Non, t'as pas le droit.


EDIT (2) : Je suis obèse, je file m'acheter des clopes! Je sers à rien.

Photo : E., une amie sur le bateau en partance pour la Grèce : Avril 2007

# Postato martedì 14 luglio 2009 17:26

Modificato lunedì 20 luglio 2009 12:51

Warszawa

Warszawa
Grosse fatigue et crise de larmes.
Je pleure sur ma balance.
Je pleure au Lycée Descartes devant ces fichus résultats.
Je pleure dans le bus qui me ramène à la maison, en écoutant "Sens of doubt" de David Bowie.
Je pleure dans les bras de ma mère parce que je ne sers plus à rien.
Je pleure et je jette mon portable au loin, afin de ne plus recevoir des messages de bacheliers euphoriques.
Je l'ai eu et personne ne semble comprendre pourquoi je ne suis pas satisfaite.
Je suis toxique.

FATIGUEE
EDIT : Je ne suis pas patiente et honnêtement, cette blogosphère malsaine (c'est presque un pléonasme!) commence à me fatiguer. Au fond, Clara avait raison. Je ne montre pas mes os saillants et je ne poste pas de commentaires ultra constructifs du style "Je t'aime ma chérie. On est méga malheureuses mais on est malheureuses ensemble, c'est ça l'important."
Je ne me sens pas acceptée dans votre monde de bouffe et de calories et c'est un comble! Parce que j'ai l'impression qu'il faut passer un concours encore plus hardu que celui de science-po ne serait ce que pour esperer obtenir une réponse à un commentaire envoyé. Mais peut être que j'ai encore trop de jugeotte, que je ne suis pas assez stupide pour appartenir à votre...clan.
Je suis las d'envoyer des messages de soutien à des filles qui s'en contrefoutent royalement et qui ne se rendent pas compte de l'effet destructeur que peuvent avoir leurs articles suicidaires sur des coeurs déjà trop fragiles et pas bien accrochés. Parce que trop enfoncées dans leur maladie, reines de la perfection et de leur égocentrisme...c'est assez!
Même les blogs régime "je veux perdre 30 kilos en un mois" sont plus interessants à ce stade.
EDIT(2) : Le but pour moi n'est pas d'avoir un maximum d'amis ou de commentaires. Mais d'avoir des réponses. De pouvoir créer des liens. Je n'ai pas que les blogs pour vivre, dieu merci. Et je ne trouve pas d'entraide ici. Vous vous voilez la face est c'est déplorable. J'écris pour me soulager, comme beaucoup et pas pour faire du business de commentaires et de visites chaque mois. Mais voilà, on peut s'attacher à certaines personnes même si ce n'est que du virtuel. C'est sans doute le plus dangereux, surtout quand ce n'est pas réciproque.


Marie, si tu passes par là, ce coup de gueule ne t'est ABSOLUMENT PAS adressé. Tu es une des rares personnes avec qui je souhaite garder un vrai contact. Et je te remercie pour les nouvelles que tu m'as donnée.

Photo : Une de mes meilleures amies.

# Postato martedì 07 luglio 2009 07:02

Modificato domenica 12 luglio 2009 06:37

"As though nothing could fall and the shame was on the other side"

"As though nothing could fall and the shame was on the other side"
J'ai parlé de cette amie avec ma mère aujourd'hui. Une amitié exclusive qui m'a détruite en 4ème-3ème. J'ai bien du mal à faire le deuil des "belles années". J'étais boulimique, je rentrais pour m'empiffrer le soir, finissais l'assiette des autres au self, claquais tout mon frique dans la bouffe, je mangeais la nuit, dans mes rêves, tout le temps.
Je me souviens du premier jour où l'idée de me débarasser de mon repas m'a traversée l'esprit. Je me souviens de la première fois où je me suis vomie, de la satisfaction immédiate que j'en ai tiré. Je ne pensais pas que j'en serais au même stade quatre ans plus tard. Maintenant, c'est moi qui donne la bouffe au self à mes amis, ou aux SDF pour me faire croire que je sers encore à quelque chose.
Et cette amie que j'aime tant, mais qui me renvoit involontairement à toutes les mauvaises choses, ces souvenirs que je voudrais effacer. Ces années terribles, au cours desquelles je ne n'étais Rien. Pour personne, pour moi-même. Un Rien qui pèse, qui nuit. Une fille qu'on traîne, qui fait la gueule et qui se ferme.
Le 20 avril 2005, ma grand-mère maternelle est morte. Mais il y a tant de choses qui se sont envolées avec elle. J'ai vu ma famille partir en lambeau à une vitesse vertigineuse. J'essayais de limiter la casse, d'être là pour ma mère. Je ne la haïssais pas encore et elle pleurait sur mon épaule. Et puis, l'arrivée au lycée, j'ai bêtement opté pour la colère et le mépris. Je ne réalisais pas que c'était moi que je souhaitais détruire plus que tout. Cette solution a fini par me convenir. J'en suis arrivée à penser que qu'il fallait tout faire pour que je crève en silence. Je voulais qu'on m'en veuille, qu'on me trouve détestable. J'ai songé à devenir héroïnomane et à faire le trottoir. J'avais les outils à disposition. Cette idée grotesque me paraissait à l'époque très envisageable. Elle m'effraye aujourd'hui car je ne sais plus de quoi je suis capable. Je me trouve particulièrement instable pour en arriver à de tels choix "d'avenir".
Le 26 septembre 2006, j'ai enterré un garçon de ma classe de sixième atteint du SIDA. Je me souviens des funérailles où je ne pensais qu'à l'image que je laissais transparaître. Au fond, je m'en foutais pas mal de la personne dans le cercueil. "Surtout ne pas pleurer, afin que les autres puissent pleurer sur toi."
Vendredi 3 juillet 2009, une nouvelle cérémonie, un autre décès. Et j'étais préoccupée. Pas pour la personne mais parce que je savais qu'il y avait ce fichu festin après l'enterrement auquel je ne pourrais pas échaper. Cet égoïsme qui me fait tristement exister me rend malade. Comment sortir de moi? Je me donne l'impression d'être Lamartine au bord de son lac à la con, à pleurer le temps qui passe et qui me laisse derrière. A ne vivre que pour ou contre moi-même, en utilisant les autres à profit.



Je pense qu'il faut que je me désintoxique de ce milieu, que j'aille voir allieurs ou que je mette hors ligne les commentaires. Je ne sais pas encore. J'ai peut être encore besoin de cette plateforme. Merci tout de même à ceux qui s'égarent ici et qui prennent encore le temps de me lire.

Photo : Eté 2002



Dragwena : Est ce une blague? Le sens de ton commentaire laissé sur mon blog?
Je t'avoue que je ne comprends pas trop.

# Postato domenica 05 luglio 2009 13:57

Modificato giovedì 24 settembre 2009 19:56